Guérir grace à la neuroplasticité par Norman Doidge

Aller en bas

Guérir grace à la neuroplasticité par Norman Doidge

Message par sandra le 31/07/18, 03:42 pm

Sous titré : Découvertes remarquables à l'avant garde  de la recherche sur le cerveau.

Bouquin passionnant qui traite de multiples sujets et pas seulement de Parkinson. Sur ce sujet, Norma Doidge, détaille le cas : " John Pepper"  (rappel : sur le blog : https://parkinsonailleurs.wordpress.com/2018/04/13/john-pepper-toujours-en-marche-contre-parkinson/) et aussi le livre de John Pepper que j'ai indiqué dans la liste de livres du forum : Reverse Parkinson disease.

Norman Doidge expose ici les raisons scientifiques des résultats ultra positifs de John Pepper, notamment des études sur l'activité physique. Il ajoute :

"L’exercice physique dynamique a-t-il un effet neuro protecteur dans la maladie de Parkinson ? L’« exercice dynamique » comprenait la marche, la natation et, en gros, toute « activité physique permettant d’accroître le rythme cardiaque et les besoins en oxygène » pratiquée de façon soutenue et répétée. Sur la base de l’examen de plusieurs centaines de patients, elle concluait : « La globalité de cet ensemble de résultats laisse penser qu’un exercice physique dynamique devrait occuper une place centrale dans notre traitement de la MP. »
Par ailleurs, le Dr Lisa Shulman et ses collègues70 de l’université du Maryland ont récemment conduit une étude comparant la marche sur tapis de course à vitesse faible et vitesse plus soutenue chez des sujets parkinsoniens. Ils ont constaté que l’exercice d’intensité moindre, pour lequel les patients sélectionnaient eux-mêmes leur vitesse, donnait de meilleurs résultats que l’exercice intense, et aboutissait finalement à une vitesse de marche plus rapide quand les patients étaient testés en dehors du tapis de course. Souvenez-vous, Pepper a commencé son programme Run/Walk for Life à de très faibles allures ; ce n’est qu’après une longue pratique qu’il a pu augmenter sa vitesse. L’expérience a été renouvelée en 1974 dans le cadre d’une large étude randomisée sur des patients parkinsoniens du département de neurologie de l’université de l’Iowa. Menée par le chercheur Ergun Uc, cette étude a établi que le fait de marcher quarante-cinq minutes trois fois par semaine pendant six mois avait des effets bénéfiques sur les symptomes moteurs, l'humeur et la fatigue des patients atteints de parkinson. Bien que ces patients aient été sous anti parkinsoniens, les auteurs précisaient que ce résultat ne pouvait pas être attribué au traitement médicamenteux."

Je voudrais encore citer un passage essentiel pour nous tous :

"Il existe une longue et noble tradition en médecine qui veut que lorsqu’un médecin sait qu’un patient va mourir ou que son état va se dégrader, il assume la tâche ingrate et éprouvante de lui dire les choses telles qu’elles sont, lui évitant de nourrir des illusions. Ainsi, le patient peut décider en tout état de cause de ce qu’il veut faire du temps qui lui reste à vivre : réaliser tout de suite des choses qu’il sera incapable d’entreprendre plus tard, ou commencer à faire ses adieux et mettre ses affaires en ordre.
Mais il y a un hic.
Quand un médecin s’apprête à annoncer à quelqu’un, pour son bien, qu’il a une maladie incurable, il a intérêt à ne pas se tromper, surtout si ladite maladie fait partie de celles où la neuroplasticité (qui implique une mobilisation mentale et physique du patient) influe sur le rétablissement. Nous savons grâce à l’effet placebo que lorsqu’un médecin donne un pronostic en ajoutant d’un ton confiant : « ce comprimé vous soulagera », il fait naître chez son patient des attentes positives qui se traduiront souvent par une amélioration des symptômes, même si le comprimé en question ne contient que du sucre. Nous savons également que l’effet placebo a un jumeau diabolique appelé « nocebo ». Si vous diminuez les espoirs d’un patient concernant son traitement, ses symptômes tendent à empirer quelle que soit la composition du médicament. Délivrer un pronostic ne se réduit pas à donner une simple information ; dire à quelqu’un comment on voit son futur état de santé constitue une partie (si modeste soit-elle) du traitement. En matière de préjudice involontaire, faux espoirs et faux désespoirs se valent."

C'est justement contre le nocebo asséné par la médecine conventionnelle concernant parkinson que ce forum et le blog de Mimi sont des bouffées d'oxygène !

voir à ce sujet dans la rubrique psy, les 2 vidéos sur les placebos, ces 2 videos prennent comme exemple la maladie de Parkinson reconnue comme particulièrement sensible au placebo (et donc au nocebo!)

John Pepper (qui vit en Afrique du Sud) a été attaqué par trois neurologues qui ont déclaré que son livre était "nuisible". "Pepper risquait de ressembler à ceux qui contestent la responsabilité du VIH dans le sida en Afrique du Sud et prônent le remplacement des traitements anti-sidéens efficaces par l'ail et les pomme de terre sauvage d'Afrique."

L'argument ne manque pas de sel quand on sait que les traitements médicamenteux anti-parkinsoniens ne traitent absolument pas la maladie dont l'origine est toujours considérée comme inconnue mais visent seulement à soulager provisoirement des symptômes en provoquant un maxi d'effets secondaires. Basketball

sandra

Messages : 79
Date d'inscription : 16/06/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: Guérir grace à la neuroplasticité par Norman Doidge

Message par sandra le 02/08/18, 03:43 pm

Un autre extrait du bouquin (p. 605) concernant un traitement de parkinson avec le docteur Faria

"C’est grâce à sa pratique des arts martiaux, du yoga, du qi gong, et à sa connaissance des travaux de Feldenkrais que Farias a pu réaliser ces observations.
Il a mis au point de nombreuses techniques destinées à bloquer un réflexe qui n’a pas lieu d’être. Par exemple, en stimulant les muscles antagonistes ou en déclenchant un mouvement plus approprié qui s’y oppose. Il bloque les réflexes archaïques via des techniques manuelles ou de la musique, puis apprend à son client à le faire seul. On peut voir plusieurs cas de guérisons impressionnantes obtenues par sa méthode sur son site fariastechnique.com.
Farias a commencé à travailler avec des patients parkinsoniens présentant des tremblements et des dystonies. J’ai vu une patiente atteinte de la maladie de Parkinson depuis des dizaines d’années capable de se passer de son déambulateur au bout de deux séances. Via son approche manuelle, il a rapidement atténué son tremblement et plusieurs de ses dystonies dans la jambe et l’abdomen  - preuve que certains symptômes parkinsoniens ne proviennent pas forcément d’une chute de dopamine, mais résultent parfois de réactions cérébrales inadaptées - et réversibles. Cette patiente avait encore beaucoup à faire, mais après deux mois de traitement, elle m’a confié :
— Peut-être que les choses vont se détériorer avec ma maladie, mais j’aurai eu deux mois merveilleux pendant lesquels j’aurai marché.
J'espère qu'elle va réussir à accélérer le rytme de sa marche et stimuer ainsi la production de facteurs neurotrophiques de croissance dans son cerveau comme John Pepper. "

______________

Mon commentaire : ici et dans d'autres exemples notamment de guérison (Manfred Poggel, Howard Shifke, Bianca Moll) on peut constater que la substantia nigra n'est pas "détruite" puisque la personne recouvre ses facultés. Voir à ce sujet Janice Hadlok qui dit que le déficit en dopamine est une conséquence de Parkinson et pas sa cause. Rolling Eyes

sandra

Messages : 79
Date d'inscription : 16/06/2018

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum